Sainte Barbe
Une sainte d'Orient...
Barbe est née au milieu du IIIe siècle.
Elle refuse le mari choisi par son père pour se consacrer au Christ.
Alors le père la cloitre dans une tour à deux fenêtres. Non seulement elle parvient à s’y faire baptiser mais elle perce une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité.
Furieux, le père met le feu à la tour.
Barbe réussit à s’enfuir mais son père la retrouve et la traîne devant le gouverneur romain de la province.
Torturée et suppliciée, la jeune fille refuse d’abjurer sa foi, et c’est son père lui-même qui tranche sa tête.
Aussitôt châtié par le Ciel, il meurt frappé par la foudre.
Sainte Barbe, devient populaire en Occident à partir du XIIIe siècle.
On la prie pour être protégé de la foudre. Elle est la patronne des sapeurs-pompiers, mineurs, artificiers, ainsi que d’autres métiers en rapport avec le feu. On l’associe à tous ceux qui pratiquent les métiers souterrains et qui manient feu et étincelles.
Par extension, elle est également la patronne de ceux dont les métiers s’appliquent à l’art militaire, des mathématiciens, des ingénieurs, des métallurgistes, égoutiers et même les géomètres belges.
Il semblerait même qu’elle veille sur l’élite intellectuelle qui peuple l’école Polytechnique.
Encore de nos jours, une sainte Barbe trône toujours à l’entrée des tunnels en construction pour protéger les ouvriers-mineurs des accidents de chantier.
Dans un tout autre registre, elle est également invoquée par les carillonneurs, brossiers, chapeliers et tapissiers, ainsi que par les Johnnies, ces marchands de Roscoff qui, depuis près de deux siècles, traversent la Manche pour aller vendre leurs oignons rosés en Angleterre. Quel rapport avec la sainte ? Seulement qu’ils partaient traditionnellement après le pardon de sainte Barbe, célébré au mois de juillet.
Avec autant de cordes à son arc, on ne s’étonne plus que sainte Barbe soit si largement connue et fêtée.
Les traditions
Sainte Barbe, associe le 4 décembre à diverses traditions et rites de fécondité ou de divination.
Selon une ancienne tradition germanique, le jour de la Sainte Barbe, on coupe une branche de cerisier pour la mettre dans un vase. Si les bourgeons éclosent le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité et de chance en amour pour les jeunes filles.
En Provence c’est à la Sainte Barbe qu’on inaugure les fêtes de Noël. Ce jour-là, chaque famille sème, dans des soucoupes tapissées de coton, du blé ou des lentilles. Ces graines vont germer (signe que les récoltes seront abondantes) et donner naissance à une touffe de verdure d’une vingtaine de centimètres de hauteur qu’on réservera aux lieux sacrés de la maison : la crèche et la table du gros souper… Comme le cerisier d’Europe centrale, le blé de la sainte Barbe symbolise la renaissance de la nature.
Comme souvent en ce temps de l’Avent,
la tradition réunit allègrement les symboliques chrétiennes et celles qui ne le sont pas
mais le message est unique, il a pour nom
Espérance