Saint Nicolas
À ne pas confondre avec le Père Noël (dont il est pourtant sans doute le grand inspirateur et précurseur),
le Saint-Nicolas que nous fêtons le 6 décembre était originaire d’Asie Mineure.
Il a vécu au IIIème siècle et fut évêque de Myre . 
Dès le Xème siècle avec l’édification de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (au sud de Nancy) sur une relique, le saint-évêque devient le saint-patron de la Lorraine.
Très rapidement, le culte de Saint-Nicolas se répand bien au-delà du duché de Lorraine, et notamment outre-Rhin.
Aujourd’hui la tradition demeure très vive au nord et nord-est de la France mais aussi de l’Europe.
En Lorraine, entre Nancy et Metz, l’hiver approchant, trois enfants, partis glaner dans les champs, se perdirent sur le chemin du retour. Attirés par la lumière d’une maison, ils s’approchèrent et demandèrent l’hospitalité à Pierre Lenoir (Peter Schwartz dans la culture germanique). L’homme était boucher de son état ; sitôt les enfants entrés, il les tua, puis les coupa en petits morceaux, pour en faire du petit salé.
Saint Nicolas, chevauchant son âne, vint à passer par là et frappa à son tour à la porte du boucher. L’homme, n’osant pas rejeter un évêque, le convia à dîner. Son invité lui demandant du petit salé, le boucher comprit qu’il était découvert et, avoua tout. Le saint homme étendit alors trois doigts au-dessus du tonneau de petit salé, reconstituant et ressuscitant ainsi les trois enfants.
Saint Nicolas enchaîna le boucher à son âne et le garda auprès de lui pour le punir. Il devint le père Fouettard, être mauvais, dont le rôle est de réprimander les enfants désobéissants et les cancres.

Toujours vêtu de noir, caché sous une cagoule et une épaisse barbe noire, il incarne tout l’opposé de Saint Nicolas qui, lui, arbore une belle barbe blanche, des vêtements colorés et une grande crosse d’évêque.
La tradition
Dès le Xe siècle en Allemagne la journée du 6 décembre est choisie comme jour de la fête des commerçants, des boulangers et des marins.
La Saint-Nicolas est aujourd’hui une fête principalement tournée vers les enfants.
À chaque ville sa mise en scène mais le fond de la coutume est qu’une personne déguisée en Saint-Nicolas, flanquée de son âne et du ténébreux père fouettard parcoure les rues en rencontrant principalement les enfants.
Le saint évêque distribue cadeaux et friandises aux enfants (traditionnellement une orange et du pain d’épices) en leur recommandant d’être bien sages et de bien apprendre à l’école.
Le Hanstrapp (père fouettard) quant à lui vêtu de noir et le visage barbouillé de suie, porte un grand fagot dont il tire des branches (des triques) qu’il donne aux enfants qui n’ont pas été sages.
Certains de ces défilés réunissent plusieurs milliers de spectateurs chaque année.
Dans certaines contrées, la « tournée », saint Nicolas est nocturne et les enfants laissent leur pantoufle au seuil de la maison ou sur la fenêtre, à côté d’un petit remontant et un biscuit pour Saint Nicolas et de quelques carottes pour son âne. Au matin, ils trouvent les friandises (ou la trique) à la place de ce qu’ils ont préparé