L'enfant

De par son étymologie même, la fête de Noël célèbre une naissance.

Selon qu’on place le curseur du côté carrément païen ou totalement catholique, on parle de la renaissance du soleil et de la nature au moment où la durée du jour commence à reprendre du terrain aux ténèbres, ou bien de l’incarnation de Dieu sous forme humaine.

Dans les deux cas l’homme met à l’honneur un évènement qui le dépasse, pour lequel il a le plus grand respect et sur lequel il fonde son espérance.

Une naissance.

Pour le grand nombre qui se positionne, ou même fluctue, entre les deux extrémités citées plus haut, le concept de naissance a besoin d’un support tangible : l’enfant.

C’est ainsi que dans la plupart des traditions liées à Noël, les enfants sont choyés.

Par extension, Noël est devenu la fête des enfants, le moment où nous, adultes, nous inclinons devant l’innocence et la pureté, la période où la candeur, la clairvoyance et la confiance que nous voyons briller dans leurs yeux met nos cœurs dans un vibrato totalement assumé.

La magie de Noël, c’est que nous redevenons tous des enfants, avec ce don exceptionnel : la capacité de nous émerveiller.

L'enfance est le plus clair reflet de Dieu.

Petit enfant qui a encore un pied chez les anges, donne-moi la main et ré-apprends-moi à m’émerveiller !