Matin studieux

Notre association a tenu ce 22 août son assemblée générale afin de valider les actions de 2024 et le bilan financier afférent. Un bilan satisfaisant, avec pas moins de huit manifestations démontrant une excellente dynamique, et un solde financier positif tout en ayant assis le fonctionnement par l’acquisition de matériels.

Partage

Après un repas très convivial, tenu dans les salles du château – météo capricieuse oblige – nous avons rejoint la salle de conférences pour une table ronde fort intéressante autour d’un sujet très actuel : l’IA.

L'IA en questions

Lancelot Barthe et Lionel Fèvre ont planté pour nous le décor, nous présentant ce qui nous est connu de l’intelligence humaine et ce qu’on nomme aujourd’hui l’intelligence artificielle.

Puis la manière dont cette dernière investit aujourd’hui nos vies et nos habitudes, de façon plus ou moins visible ou souhaitée.

Une excellente introduction à un débat très ouvert et très courtois auquel tous ont eu grand plaisir à participer. Et qui, contrairement à ce qu’on aurait pu craindre n’a pas sombré dans le catastrophisme ni le fatalisme mais a plutôt fait resurgir une réalité : l’IA n’est rien d’autre qu’un outil.

Certes, un outil extrêmement puissant, extrêmement sophistiqué, et à ce titre potentiellement dangereux mais nous ne devons pas oublier que, comme tout outil, elle ne fait qu’exécuter ce pour quoi  nous l’avons élaborée.

À nous, humains de l’utiliser à bon escient ; car c’est quand l’IA rend son résultat que le travail de l’humain commence ; lui seul dispose de la pensée avec ses corollaires, le doute qui amène la réflexion, l’esprit critique, la porosité au contexte qui amène la créativité, la capacité à poser les questions cruciales.

De plus, il ne faut pas confondre puissance de calcul et intelligence ; l’IA traite un nombre sidéral de données qu’elle nous restitue selon des filtres ou des synthèses programmées. C’est-à-dire que la formulation de la question induit en grande partie la réponse. Et aussi que, du moins dans l’immédiat, la montagne accouche d’une souris : les résultats issus d’une telle masse sont forcément médiocres (au sens moyen du terme : pas faux mais pas exceptionnels non plus).

L’humain, avec son intelligence acérée, a encore de beaux jours devant lui…à condition évidemment de ne pas céder à la paresse ni se laisser persuader que la machine lui est supérieure !

Retour au classique

Malgré un quart d’heure de pause bien nourrie de conversations, il fallut toute la maitrise de Francis Barthe pour reprendre l’attention du public  et l’entrainer dans un grand retour en arrière, jusqu’en 1438 pour étudier un document apparemment anodin, traitant de l’autorisation donnée à la communauté villageoise de faire paitre son bétail sur les terres du seigneur. 

Un document apparemment anodin mais auquel, on fera référence jusqu’à deux siècles plus tard pour faire valoir des droits !